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Économie et agriculture

Le moulin-à-vent seigneurial construit en 1668 peut être considéré comme la première « industrie » de Neuville. Les terres sont riches et donnent un bon rendement.

En 1717, Neuville contribue à enrayer une disette à Québec, ce qui incite Monseigneur de Saint-Vallier à faire don à l’église du magnifique baldaquin qui orne notre église encore aujourd’hui.

En plus de l’agriculture, la pêche à l’anguille constitue un important revenu d’appoint pour les habitants. Le sous-sol, composé de pierres calcaires, est propice à l’implantation de carrières. En 1682, Jean Loriot, maître-maçon, signe un contrat avec l’architecte Claude Bailiff pour construire la maison de Louis Jolliet et agrandir la cathédrale de Québec. Cette industrie favorise l’établissement, à Neuville, de plusieurs familles de maçons dont les Loriot, Jean Aide Créquy, Olivier Larue, etc. Ils participeront à la construction de maintes églises des environs.

Les pierres de Neuville servent aussi à construire les premières fortifications de Québec en 1745 et les maçons de Neuville furent réquisitionnés de 1823 à 1840 pour la construction des murs d’enceinte. On retrouve un four à chaux en 1725 ainsi qu’une tentative de cimenterie en 1915.

Au début du XIXème siècle, une intense activité forestière s’organise et l’on coupe une grande forêt de chênes et plusieurs pinières au nord de la seigneurie.

Les années 1840 à 1870 sont des années fastes pour la construction navale. D’autres petites industries verront le jour au XIXème siècle : fabrique de vêtements de travail (1926) dans ce qui est aujourd’hui la salle des Fêtes, cannerie coopérative et commerce « Primes de luxe » de 1940 à 1990 qui fut le plus important employeur de Neuville.

Le brise-lame et la marina datent de 1970-72 : ils ont été refaits et agrandis en 1998.

Bien que l’agriculture demeure une activité encore prospère (le maïs de Neuville est célèbre), un fort pourcentage de la population travaille en dehors du territoire.  

Le maïs à Neuville

Les Amérindiens soulignaient la fin des récoltes par une fête « du blé d’Inde », l’ancêtre de nos populaires épluchettes.

En 1712, Gédéon de Catalogne donne une description de certaines cultures: « Le blé d’Inde est depuis très long-tents parmi les nations iroquoises. C’est un grain qui fructifi beaucoup, la semance s’en fait au mois de May et se recueille au mois de septembre, ils servent de rames aux fèves d’aricot que l’on sème parmis, les français font aussy semences de ces grains particulièrement sur les nouvelles terres ou il vient très beau, il rend ordinairement cinquante et soixante pour un ».

À Neuville plus spécifiquement, le notaire royal Becquet note en date de 1668 : « […] que le seigneur devra fournir aux preneurs aux fin de mettre le moulin en état […] un minot de bled françois, un minot de bled d’Inde, […] »

Les magasins généraux

Le premier magasin général fut construit sur la rue des Érables, face à l’église, par Jean Langlois en 1776 et le local servit à cette fin jusqu’à son incendie en 1971. Au moins quatre autres magasins généraux furent construits sur la rue des Érables entre 1800 et 1960.

La pêche

La pêche a constitué une activité économique d’appoint pour les Neuvillois depuis la constitution du village.

Déjà en 1660, le Père Charlevoix mentionne que certains pêcheurs peuvent capturer près de 70 000 anguilles! Cette pêche (qui est un droit seigneurial, le seigneur se réservant le 30e poisson) se pratique au harpon et surtout la nuit.

Une autre façon consistait, pour les censitaires (car toutes les terres bordaient le fleuve), à construire un muret de pierre de 1 mètre de hauteur par 100 mètres de long, au bord de l’eau. Des ouvertures et des « entonnoirs » étaient pratiqués tous les 2 mètres : les anguilles y restaient captives à marée descendante. Le poisson était fumé en grande partie. La technique se modifie.

À Neuville vers 1900, les pêcheurs construisent, à marée basse, de longues (400 pieds) clôtures de perche qui s’avancent vers le fleuve, et qui aboutissent à deux cages de 15 X 30 pieds, une pour chaque marée. On y capture anguilles, éperlans, dorés, esturgeons (jusqu’à 75 livres), barbottes, etc. Jusqu’en 1967, M. Arthur Matte prenait 30 000 éperlans par saison.

Cette pêche cessa brusquement en 1969, probablement à la suite des perturbations écologiques causées au fleuve par Expo 67 à Montréal.

Cette page a été rédigée par feu monsieur Marc Rouleau.

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